The Big Smoke

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Londres a près de 2000 ans, tout dépendant de ce qu’on entend par « ville ». Ce n’est pas fait en bois d’épinette grade B et du gypse, ça paraît. Toute l’architecture vient d’une vieille époque et on prend grands soins que ça reste ainsi. L’esthétique n’est jamais mis de côte pour le fonctionnel (pour le pire et le meilleur parfois).

Les rues sont un peu chaotiques; la modernité et les voitures ont pris le peu d’espace disponible, zizaguant entre les vieux bâtiments, mais ça reste quand même très agréable pour les piétons (du moins la zone centrale). Des cafés, des boutiques et des nuées de touristes ! C’est tellement populaire qu’ils indiquent littéralement au sol où regarder avant de traverser la rue. Un collatéral d’être un des rares pays exotiques qui circule à gauche j’imagine.

Fine cuisine de zizzi (Londres)

Il fait exceptionnellement beau avec un soleil de plomb et une température de 31°, disons que je m’attendais plus à du gris humide. Tout un contraste d’adaptation avec le 10° de Lanaudière laissé derrière nous. C’est quand même agréable au final et nous avalons les kilomètres pour visiter un peu.

On dirait que les pubs existent depuis tellement longtemps qu’ils accumulent continuellement des trucs à afficher (The Albert, Londres)

Une autre observation : ça sent la vieille argent. Tout coûte relativement cher (30$CAD pour une pâtisserie avec un café à deux), mais les infrastructures sont propres et les voitures de luxe abondent et rugissent en accélérant les courtes sections droites de rue. Le colonialisme et les générations d’accumulation de capital font bien effet. Pour le reste, il semble qu’une grande portion des travailleurs ne réside pas ici et prend le train quotidiennement pour éviter le coût de la vie londonienne.

Le monde est chic. Les femmes sont vêtues de leurs plus beaux apparats, même pour une simple balade. Le maquillage est souvent très intense et épais; ça vieillit les plus jeunes et rajeunit les plus vieilles peut-être ?

Notre longue marche nous amène jusqu’au Victoria and Albert museum et le Natural History Museum. Ce sont des monuments d’histoire et d’architecture, ils en imposent.

Musée de l’histoire naturelle (Londres)

Tant de choses à voir et à lire. On pourrait y passer la journée.

Le squelette de stégosaure le plus complet au monde (Natural history museum)

La section sur les monstres marins du jurassic est quand même très complète avec beaucoup de créatures bien épeurantes aux noms dignent des meilleurs BD d’Astérix.

L’ichthyosaure. Imaginez l’équivalent d’un brochet gros comme une baleine bleue avec des yeux la taille d’un ballon de football (Natural history museum)

Le parcours des dinosaures fut beaucoup plus expéditif. C’était noir de touristes avec aucune conception de leur espace personnel et dans un parcours linéaire et étroit. On se serait cru un mardi achalandé chez Costco. Disons que les fiches descriptives ont reçu au mieux une lecture en diagonale.

La photo ne rend pas justice à « Hope », un squelette de baleine bleue de 25 mètres qui pend au plafond dans le Hintze Hall (Natural history museum)

C’est les pieds bien gonflés par la marche et la chaleur que nous repartons pour notre prochaine destination : Cambridge. Une petite balade de 90 minutes en train dans les campagnes anglaises nous y amènera, le même point de départ que Harry Potter avec sa grosse valise.

Une file d’attente pour la plateforme 9 3/4 – la force du symbole (King’s Cross, gare de Londres)

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