Auteur : Manuel

  • Les plongeurs de Mostar

    Les plongeurs de Mostar

    Impossible de voyager en Bosnie sans faire escale à Mostar et son légendaire Stari Most (le Vieux Pont), véritable icône du pays qui semble tout droit sortie d’un conte de fées. Classé à l’UNESCO, il a été construit à l’époque ottomane au XVIe siècle, détruit en 1993 durant la guerre de Bosnie et reconstruit en 2004; il impressionne.

    Le pont est particulièrement célèbre pour son Mostari Diving Club qui existe depuis 450 ans. Les membres maintiennent la tradition depuis en effectuant leurs plongeons du haut des 24 mètres du Stari Most. C’est également un des lieux utilisé depuis 2015 par Red Bull pour sa célèbre compétition Cliff Diving. Comme si c’était pas assez haut, ils utilisent une plateforme en plus !

    Les plongeurs s’exécutent aussi pour le plaisir des touristes, s’ils paient. Une personne en maillot « tease » les passants debout sur le rebord du pont, faisant mine de vouloir sauter, pendant qu’un autre passe la quête dans la foule pour amasser quelques dizaines d’euros afin que les plongeurs s’activent. Il semble malheureusement que la dîme ne fût pas assez lucrative lors de notre passage, et il n’y a eu aucun saut.

    La place du pont au niveau de l’eau est bondé de petits zodiacs qui naviguent à fond la caisse entre les lignes des pêcheurs et les sauteurs de la « petite » plateforme de pratique. Le golden hour est particulièrement jolie la vieille ville en arrière-plan.

    Notre hébergement est probablement un des plus beaux de notre séjour dans les Balkans. Une grande pièce commune avec des boiseries traditionnelles, précédée d’une antichambre d’accueil transformée en salle de thé. Une carte de monde est accessible aux visiteurs qui veulent laisser une trace de leur passage ici.

    L’appartement est situé à 2 minutes du pont et du Kujundžiluk (ou le Vieux Bazar), une place de marché vieille de 470 ans. Le sol est construit avec, comme dans beaucoup de vieilles villes européennes, plein de roches rondes. Toujours comic de voir les autres traîner leurs valises à roulettes là-dedans ! Les allées sont bondées de petits commerces touristiques avec une panoplie de cossins allant d’un aimant à frigo produit en Chine, jusqu’à des sacs en cuir fait entièrement à la main et d’une très grande qualité (pour un budget assez raisonnable).

    Lorsqu’on s’éloigne d’une seule rue de cette jolie petite allée, le paysage change assez drastiquement. Plusieurs édifices portent encore les cicatrices d’obus de la guerre de Bosnie. La quantité de tombes de femmes, d’enfants, de bébés… datant de 1993 est assez troublante. Ce conflit a été le plus meurtrier en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale avec près de 100 000 morts. Pas très loin de là, Sarajevo, où pendant un siège de 1 425 jours, des riches touristes venaient se payer un « safari » pour chasser des humains, des enfants. Un bel épisode de l’humanité quoi…

    Et sur une note plus joyeuse, encore un Carbage sur notre route 🙂

  • Village Antique de Mogorjelo

    Village Antique de Mogorjelo

    Situé près de la ville de Čapljina dans le sud de la Bosnie-Herzégovine, Mogorjelo est l’un des vestiges d’architecture romaine des Balkans. Une exploitation agricole privée bâti au 1er siècle (oui oui, 2000 ans) pour nourrir tous ces tabasseurs de gaulois. Au IVe siècle, les fortifications sont ajoutées et la place est transformée en résidence luxueuse où du vin et de l’huile d’olive sont fabriqués.

    Vers l’an 401, les Wisigoths sont rentrés dans le tas pour en changer la vocation religieuse (pour une meilleure bien sûr) et en faire notamment un cimetière.

    Pour accéder au site, il faut passer par un restaurant abandonné. La scène est assez surréaliste, car la place semble avoir été abandonnée hier et… il y a des années en même temps. Il reste plein de bouteilles de vin non-ouvertes, des équipements de restauration, tout le mobilier, mais la place est en ruine. Il y avait même une belle petite table pour deux à côté d’un tombeau vintage.

    Une fois à l’intérieure, un escalier étroit mène aux ruines et aux différentes pièces qui composaient jadis la villa rustica.

    Les murs datent, mais ils sont encore bien conservés pour leur âge et on voit que des travaux de restauration ont été fait par le passé. C’est d’autant plus étonnant que la place soit autant laissée à l’abandon comme ça.

    Il y avait au centre de tout ça des installations pour presser les raisins encore (semi) intactes. Une poulie enroulait un câble qui activait un long levier pour presser le p’tit jus des dieux.

    Malgré la canicule, c’était agréable de pouvoir expérimenter un endroit aussi authentique, vieux et… sans touristes !

  • Les chutes Kravica – le royaume du touriste

    Les chutes Kravica – le royaume du touriste

    Heureusement avec la canicule qui n’en finit plus, notre itinéraire incluait la visite des chutes Kravica. C’est un petit oasis émeraude cachée dans la nature bosnienne sur la rivière Trebižat. « Caché » est assez vite dit disons. C’est noir de monde.

    Tu paies ton stationnement entre les dizaines d’autobus voyageurs, tu paies ton entrée sur le site, ta chaises, ton parasol… Il n’y a presque plus d’espace au s’asseoir tellement la place est bondée de trucs payants. Il est même interdit d’aller au pied des chutes, sauf si tu loues une embarcation.

    Bref c’est une attraction pour siphonner les touristes plus qu’autre chose.

    Au moins l’eau est très fraîche et encore gratuite !

    Le meilleur endroit était tout au sommet des chutes. La vue était moins grandiose, mais nous avions un petit bassin (presque) privé à l’ombre des arbres. Mon highlight de la journée : un serpent d’eau qui est monté sur ma jambe pour se réchauffer un peu. Pas de photo malheureusement…

    En terminant, première apparition d’une longue série de participants au Carbage run Albania. C’est un rallye automobile de plus de 2 000 km à travers l’Europe. Le but est de faire le trajet dans une vieille bagnole créative et faire des points avec des défis quotidiens bizarres comme ramener un balai de sorcière fait à la main, échanger son rétroviseur contre une bouteille de Rakija ou encore prendre une photo d’un panneau de signalisation albanais avec une faute d’ortographe.

    L’ours mobile – ça doit être un calvaire à nettoyer !
  • Des affaires de fesse à Ljubuški

    Des affaires de fesse à Ljubuški

    En continuant vers l’est, nous prenons des petites routes qui sont clairement pas à jour dans Google Map pour s’arrêter à la forteresse de Ljubuški.

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser d’une forteresse médiévale mentionnée au XVe siècle, son origine est zéro stratégique, mais une affaire de « cœur ». Le grand-duc Stjepan n’avait aucune raison militaire de construire à cet endroit, mais il est tombé éperdument amoureux de la fiancée vénitienne de son propre fils.

    Il a alors fait ce que tout beau-père zélé doit faire et il l’a enlevée et a fait ériger ces immenses murailles pour la « protéger » de la colère de son fils. Une fois cet épisode de Bleu nuit terminé, le site a tout de même évolué, notamment sous l’ère ottomane où il est devenu une base frontalière avec des aménagements massifs comme des poudrières et sa propre boulangerie (fouille moi le lien…), avant d’être abandonné au XIXe siècle.

    Aujourd’hui toujours dans de gros travaux de restauration, la place offre une vue incroyable de la vallée environnante et ses vignobles.

  • Dubrovnik, la découverte de l’Adriatique

    Dubrovnik, la découverte de l’Adriatique

    Première destination pour un blitz d’une semaine dans les Balkans ! Dubrovnik est une vieille ville forteresse construite en 614 sur le bord de la mer Adriatique. C’est très touristique, mais on comprend assez vite pourquoi en arrivant sur place. La mer est chaude et d’un bleu limpide, même dans le port. On peut s’y baigner partout sans problème.

    Je débute ce nouveau chapitre avec un petit ajustement de rédaction suite à ma dernière publication sur mon 10 jours en Islande en campervan. J’ai bien aimé documenté ce pays et notre expérience là-bas, mais je crois j’ai un peu surfait le truc; c’était un peu long ! Je vais donc essayer de faire des articles plus courts pour en faire plus souvent. On s’adapte !

    Notre hébergement ce trouve un peu au sud de Dubrovnik, à Cavtat. Ça donne déjà un super aperçu sur la mer et notre destination du lendemain.

    Après un petit 30 minutes à naviguer, nous arrivons jusqu’au port de Dubrovnik. C’est bondé de touristes déjà. Nous longeons les petites rues de la côte pour trouver un endroit où se baigner.

    Les plages de sable sont rare ont dirait, mais il y a plein de rocher pour sauter dans l’eau. Je préfère nettement ça !

    Ayant grandis sur le bord d’un lac du Québec, c’est toujours drôle de voir comment la notion de « froid » est subjective d’une personne à l’autre. Certains touristes sur la plage se trempaient les orteils avec des mimiques glaciales.

    La mer Adriatique est une des étendues d’eau la plus chaude dans laquelle je me suis baigné !

    Une fois bien rafraichit, nous poursuivons notre marche en bordure de mer jusqu’à un centre de location de kayak. Il existe une immense grotte tout près de là, la Plaža Betina špilja, qui n’est accessible que par la mer.

    Et mon bout préféré partout où je trouves de l’eau : sauter des falaises !

    C’était vraiment un endroit assez exceptionnel, une belle découverte en partant !

    Une fois les kayaks retournés, nous partons explorer un peu la vieille ville et sa forteresse.

    Les rues pavées de roche sont ultra-glissante avec la pluie, mais ça donne tout un cachet.

    Classé au patrimoine de l’UNESCO, les murs de la forteresse s’étendent sur 2 kilomètres et font jusqu’à 25 mètres de hauteur et 6 mètres d’épaisseur par endroit. C’est du solide comme qui dirait. Grâce à son positionnement et sa conception, cette ville n’a jamais été prise par un ennemi depuis le moyen âge. Même le tremblement de terre de 1667 qui a détruit la quasi totalité de Dubrovnik n’a presque pas eu d’impact sur la forteresse.

    Après un tour de ville sous une petite averse fraîche, nous nous lançons pour une montée soutenue de la ville afin de rejoindre l’autoroute. Google Map en arrache un peu pour trouver les petits escaliers qui serpentent un peu partout entre les routes et maisons, mais après un bon 30 minutes de cardio, nous atteignons finalement notre cible qui se trouve à être un point d’observation sur la ville.

    La vue sur la ville et la mer est imprenable…

    Dernière escapade avant de prendre la route vers Ljubuški en Bosnie-Herzégovine, une montée en voiture sur les routes vertigineuses du mont Srđ (comment vous prononcez ça ? pas facile les mots avec juste des consonnes hein ? Bienvenu dans les Balkans !) perché à 412 mètres au-dessus de la mer .

  • Islande

    Déjà l’arrivée en avion nous donne un avant-goût de l’Islande : brute, sauvage et grandiose. La suite s’annonce épique !

    Petite mention avant d’aller plus loin. Mon texte va probablement avoir des aires d’étude anthropologique. Le pays affiche pleins de différences géographiques, animal, culturels et autres et dont les particularités m’accrochent particulièrement.

    Mais avant de voir tout ces belles choses, l’arrivée à l’aéroport de Keflavik et le passage des douanes est particulièrement long. Malgré les 40 machines automatisées dernier cri (qui sont inactives), les arrivants s’entassent dans une longue file indienne pour obtenir la bénédiction d’un agent avant d’entrer dans le pays. Curieux.

    Un autobus nous amène directement jusqu’à Reykjavik en traversant de vaste plaines de… garnottes. Le pays est un immense réservoir de pierres concassées, littéralement. Ce paysage rugueux et plats, s’étend jusqu’aux montagnes qui font la renommée de ce pays.

    Un truc banal qui me frappe en faisant le trajet est le nombre de trottinettes abandonnées partout. Sur une piste cyclable, dans un champ, en pleine ville, dans les fossés… L’Islande est l’endroit où il y a le plus de trottinettes par habitant au monde. La startup Hopp, principal fournisseur, a comblé un gros besoin avec l’offre pauvre en transport en commun de la ville. Même si la zone géographique d’activité est quand même grande, il n’est pas rare que les engins manquent de batteries ou bloquent carrément en sortant de celle-ci. En ajoutant à ça les vents catabatiques et l’effet Venturi, elles se tombent souvent sur le côté et ça donne cet effet chaotique.

    Se déplacer en Islande

    Avec l’explosion du tourisme depuis 2010 et le caractère plutôt linéaire du « Ring Road » pour faire le tour de l’île, on a souvent l’impression qu’il y a plus de véhicules de location que de résidants. Il y a notamment beaucoup de campervans. C’est vraiment une solution idéale pour voyager sans soucis avec un minimum de confort sans exploser le budget. Toutefois, depuis les abus durant la pandémie, les autorités ont beaucoup réglementé et se stationner n’importe où pour dormir peut vous valoir de grosses amendes. Et avec la géographie de plaines désertiques et l’absence d’arbre, difficile de rester discret avec un véhicule blanc… Néanmoins il y a plein de camping le long de la route et nous n’avons jamais eu besoin de réserver nos places à l’avance. Certains ont des systèmes automatisés de réservation, alors que le plus part sont simplement basé sur la bonne foi : on arrive tard le soir et le lendemain matin on paie le responsable durant sa tournée. C’était d’autant plus pratique, car avec l’absence de nuit, on se retrouvais souvent à se stationner vers 23h sans trop y penser.

    Notre véhicule était plutôt… minimaliste !

    En prenant possession du véhicule, on prend bien soins de nous mettre en garde de retenir les portières à cause des vents. Les bourrasques peuvent atteindre jusqu’à 225 km/h avec un record enregistré de 267km/h ; ça te plis une portière comme mon oncle plis ses bouchons de bière à l’envers.
    Notre véhicule est une petite [marque du véhicule] Dacian avec tout juste l’espace pour un matelas à l’arrière. J’ai l’impression de conduire ma première Tercel; le volant tire fortement à droite, les joints t’étanchéité laisse entrer l’air en roulant, la ventilation menace de s’auto-détruire si on la mets trop forte et l’accélérateur colle au plancher à l’occasion. La conduite s’annonce divertissante !
    Ça ne nous empêche tout de même pas de profiter du voyage et ça reste une alternative beaucoup plus économique pour voyager.

    Le coût de la vie! (Et d’être un touriste)

    Ce qui nous amène au budget. Une île, dans le nord, avec un taux de change défavorable… ouch. Nos billets CAD ne faisaient pas le poids contre les prix en ISK. Un simple café avec une pâtisserie pour deux personnes le matin : 40 à 50$. Heureusement que les nouilles ramens sont universellement bon marché. On s’y attendait quand même un peu, mais ça surprend toujours, surtout que je dois vivre sur un budget de plusieurs mois après.
    À haut niveau, voici la ventilation des coûts pour deux personnes :

    • Épicerie : 377 $
    • Location du campervan : 1 785 $ (10 jours)
    • Essence : 471 $
    • Hébergement, stationnement et camping : 1175 $
    • Activités et attractions : 481 $
    • Restaurant : 902 $
    • Souvenirs et autres : 225 $
    • TOTAL : 5 416 $ (excluant billets d’avions, environ 1000 $ pour un aller-retour)

    (à noter que le classement n’est pas 100 % exact; pas évident de retracer ses dépenses de carte de crédit avec que des termes islandais comme indice…)

    C’est vraiment le paradis du campervan. Le tourisme compose près de 10% du PIB de l’Islande et la concentration des principales attractions sur la route 1 rend celles-ci très accessibles pour les visiteurs mobiles. Le résultat est là multiplication des entreprises de location de véhicules récréatifs. J’ai compté une vingtaine d’entreprises différentes durant notre périple de 10 jours. Go Camper, notre location, compte à elle seule une flotte de 1500 véhicules !

    Site de Go Camper

    La faune

    Globalement, l’Islande a une faune terrestre relativement pauvre, mais une très grande variété d’oiseaux (au grand enrichissement du pokedextre de Stéphanie) et d’espèces marines. La terre est brute et rocailleuse, sauf pour les espaces réservés aux pâtures de moutons qui sont bien verdoyantes et souvent aux pieds des montagnes.

    Sur la terre, les moutons sont rois et en liberté. Attention dans le brouillard ! Bien heureux les herbivores, ils prolifèrent sans prédateurs sur l’île. Ils sont presque toujours en trio avec la brebis et ses deux agneaux d’à peine quelques mois. Le niveau d’entretien est pratiquement inexistant : les moutons sont lâchés dans la nature dans des espaces verts quasi infinis si ce n’est que la vague délimitation des montagnes et ils y passent toute la saison à brouter et s’abreuver dans les nombreuses rivières.

    Le moment venu ils sont rapatriés pour la tonte et le cycle recommence ensuite. Je serais curieux de savoir combien ne sont pas retrouvés dans l’exercice.

    Quelques chevaux les seconde en population et sont utilisés pour rapatrier les moutons le temps venu. Il paraît que leur relâchement en nature se fait plus tardivement lorsque les premières herbes fraîches apparaissent, car sinon ils mangent le vieux gazon fermeté de l’année précédente et ils s’en rendent ivre.

    Fait intéressant, il est interdit depuis l’an 982 d’importer des moutons et des chevaux en Islande. Si un individu quitte l’île pour une quelconque raison, il n’est plus possible de le rapatrier. Ayant été en isolement depuis un millénaire, les créateurs n’ont pas les anticorps pour combattre les maladies du continent.

    Finalement, quelques vaches seulement peuple le décor et les rênes ont été introduits en 1771 de Norvège. Ils sont plutôt rares, mais présents dans les très grands espaces.

    La topographie

    l’Islande, c’est plein de montagnes. Surprenant hein ? Mais sans blague, c’est aussi d’énormes plaines alternant entre sol rocailleux et pâturages verdoyants. Les étendues sont tellement vastes qu’ils ont un double système pour grader les zones de dépassement. Longues lignes pointillées pour les sections « faciles » et courtes pointillées pour les plus risquées. C’est parfois contre-intuitif de dépasser dans une pente descendante qui tourne à droite, mais on s’y fait. De toute façon la haute vitesse semble assez rare avec la loterie de moutons partout.

    Les routes de l’infini

    La quantité de chutes d’eau est impressionnante. Elles se jettent dans des bassins qui en font une eau turquoise glacée à cause des rayons de soleil qui se reflètent sur les fines particules de basalte en suspens amenées par le broiement des glaciers.

    Les eaux turquoises et glacées à cause des rayons de soleil qui se reflétent sur les fines particules de basalte en suspens. Amené par le broiement des glaciers.

    Volcan : pas de chance… La dernière éruption date de 2025 avec le volcan Sundhnukur à Grindavik. Depuis c’est plutôt calme, mais les sismologues enregistrent des gonflements du sol qui laissent planer de l’action très prochainement. Idéalement pas aussi intense que l’Eyjafjöll en 2010 qui a paralysé plus de 6000 vols à cause des cendres émises. On va manquer ça, faudra que j’aille voir ailleurs dans le monde :).

    Plage de sable noire immense de Stokksnes

    Parfois le paysage verdoyant se brise pour laisser place à d’immenses champs de lave. Avec le temps, ils se recouvrent de touffes de gazon, créant un décor assez singulier. Cela contraste beaucoup avec les champs plus récent, comme celui de 2025 qui a faillit emporté une station géothermale et le fameux Blue Lagoon. Une fraîche couverture de roche noire a coupée la route en deux et oblige à faire un détour à Grindavik pour accéder à l’aéroport.

    Mais un des attraits incroyable reste les bains thermaux. L’Islande en compte plus de 250. C’est tellement courant, que les piscines publiques sont construites près des sources pour chauffer leurs bassins. Les gens s’y rencontrent après le travail pour discuter comme les anglais se rencontrent dans un pub devant une bière chaude. C’est quand même assez magique après une randonnée de se baigner au milieu de nul part dans une rivière où l’eau est presqu’aussi chaude que la douche à Stéph.

    Les infrastructures

    L’Islande est un des seuls pays au monde qui fonctionne à presque 100% sur les énergies renouvelables. L’hydroélectricité et la géothermie assurent pratiquement tous les besoins en alimentation et en chauffage. Le réseau électrique doit toutefois composer avec d’immenses distances entre les différentes habitations. Mais grâce aux nombreuses chutes d’eau provenant des montagnes, elles ont très souvent leur propre mini centrale hydroélectrique pour s’alimenter. J’ai été bien surpris de faire une heure de petite route en montagne pour me retrouver au milieu de nul part dans un camping avec toutes les commodités électriques.

    Sinon, une bonne portion du réseau électrique est enfouie dans le sol ou bien composé de lignes électriques qui font leur propre chemin dans les plaines. Pas du tout la réalité du Québec où il y a très peu d’enfouissement et où les lignes suivent les bordures de la route. En même temps, ce n’est pas comme s’il y avait beaucoup d’émondage à faire…

    La couverture réseau cellulaire est vraiment excellente, merci aux immenses plaines.

    Les routes populaires sont étroites, mais impeccables. Le pays, avec son approvisionnement infini de pierres concassées et un relief généralement plats, peut facilement construire des routes résistantes aux intempéries. Le long de la route des monticules de pierres, nommé vörður et parfois vieux de 1000 ans, ont été érigés pour montrer le chemin à une époque sans route et technologie.

    Un Vörður

    Pour s’aventurer dans le « no man’s land » plus au centre de l’île, il faut emprunter les F-Roads (Fjallvegur qui veut dire « route de montagne »). Ces chemins sont plutôt précaires et passent dans les reliefs accidentés et même les rivières. Il est donc interdit de s’y aventurer sans véhicule 4×4 prévu à cette fin, sous peine d’une amende salée. Et je dis 4×4, je parle de vrai 4×4. Des espèces de monstres surdimensionnés qui pourraient probablement faire la guerre ou le Monster Spectacular au Stade Olympique.

    La vie islandaise

    Les islandais sont de grands blonds aux yeux bleus. La taille moyenne des hommes est de 5 pieds 11 pouces (182 cm) et les femmes 5 pieds 6 pouces (168 cm). Une génétique soutenue par plus de mille ans d’une alimentation riche en poissons. Parfois d’une très grande beauté, les islandais.es semblent toutefois assez froid d’approche.

    Today the language of mythology lives with us: our mood is jovial our countenance is saturnine, we are narcissistic and our modern life is hermetically sealed from others. The nuances of myths and legends form part of our daily routines and help us navigate the world around us, with its half truths and biased reported facts.

    Cet extrait illustre bien le stoïcisme des habitants.

    Avec en moyenne 1 touriste pour 6.5 habitants, cette distance perçue est comprenable selon moi; ça serait lourd d’initier une relation plus profonde aussi souvent avec autant de personnes dans une vie. La majorité des interactions demeurent donc courtoises, mais transactionnelles.

    Reykjavik est une ville très vivante, beau temps mauvais temps. Une balade le long du port nous a menée à une espèce de foire agricole/marché aux puces/bar/restaurant avec pleins de trucs hétéroclites à voir et acheter. L’ambiance était très animée et les résidents semblaient profiter du moment pour discuter autour d’une bière.

    Constats

    Cela faisait 20 ans que je voulais voir l’Islande et je n’ai pas été déçu !
    Si c’était à refaire, je reprendrais un 10 jours en campervan. C’est amplement suffisant pour faire une visite complète sans trop se presser. J’opterais toutefois pour un campervan suffisamment grand pour pouvoir cuisiner à l’intérieur ou du moins avoir un mini espace de vie, car en cas de pluie (ce qui arrive régulièrement !) on se retrouve vite coincé et il y peu de place pour entreposer ses vêtements mouillés.

    Je considérerais aussi sérieusement d’investir pour un véhicule autorisé sur les f-roads, car beaucoup de trucs intéressants et moins touristiques ne sont accessibles que par celles-ci.
    Dans un parcours plus classique comme le Ring Road ou le Golden Circle, ne pas s’encombrer d’une table et chaises pliantes en option. Considérant que les campings sont tout équipés, ces accessoires sont superflus et nous ne les avons jamais utilisés. Le peu de collation sur la route ont été prise dans la cabine à cause du froid, du vent et de la pluie.

  • Cambridge

    Cambridge

    Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en arrivant à Cambridge, mais quelle belle petite ville. Une riche architecture qui borde les rues pleines de vélos et des arbres matures. Des vaches se promènent librement dans les parcs. Des tondeuses efficaces, mais attention où vous marchez…

    Des tondeuses partout (Cambridge)

    Notre balade le long de la rivière Cam présente une multitude de clubs école d’aviron, qui est un sport très populaire ici.

    Aviron sur la rivière Cam (Cambridge)

    La rivière est aussi la résidence permanente de nombreux petits bateaux péniches. L’ensemble est particulièrement hétéroclite avec des bateaux en très bon état garnis de panneaux solaire, de plantes et d’une peinture design, alors que d’autres ressemblent plus à la version maritime d’une tente pour sans abris (lorsqu’ils ne sont pas carrément coulé et sous l’eau).

    Ligne de bateaux amarrés sur la rivière Cam où résident à l’année longue plusieurs personnes (Cambridge)

    La proximité avec la nature est forte. Montréal est reconnu pour avoir beaucoup d’arbres, mais cette petite ville n’a rien a lui envié. Tellement qu’ils ont simplement laissé la végétation reprendre le contrôle du cimetière local et les pistes piétonnes et cyclables se sont naturellement tracées là où c’était nécessaire. Le résultat est assez particulier : on zizag dans des corridors denses et parfois étroits de végétation avec des pierres tombales parsemées un peu partout. J’ai toujours trouvé les cimetières un peu absurdes, alors j’adore ce mix éclectique.

    Pistes cyclables dans le Mill Road Cimentery (Cambridge)

    Il y a beaucoup de sentiers en nature. Ils sont très populaires pour les petites familles qui pique-niquent ou les attroupements d’adolescents qui se baignent dans l’étroite rivière longeant les champs de vaches. La couleur de l’eau me fait douter de sa teneur en matières fécales, mais la viscosité ne semble pas arrêter personnes. On se rend bien compte de notre chance au Québec d’avoir autant de lacs vastes et propres.

    Punting sur la rivière Cam

    Une attraction agréable dans la ville : le punting. Une embarcation sans moteur où la propulsion est faite avec une longue perche de métal. Exactement comme le cliché qu’on se fait d’une visite à Venise.

    Bien assis confortable en pique-nique sur la rive, je jugeait la technique des touristes sur l’eau… J’ai bien compris pourquoi en devenant moi-même capitaine d’une embarcation par la suite ! J’avais l’air d’un pingouin qui rame avec une main et notre bateau avançait comme un ivrogne sur le canal.

    L’art du punting (Rivière Cam, Cambridge)

    Après quelques minutes j’ai fini par comprendre la logique de propulsion; c’est un peu comme reculer une remorque et il faut inverser les directions. J’ai ainsi pu nous rendre en ligne droite (assez) jusqu’aux écluses pour y prendre une bière tranquille sous l’ombre d’un plantane bien garnis. Au retour la circulation sur la rivière était toujours aussi dense, un vrai Freeway de barques pilotées par employés ou de touristes prétentieux comme moi qui s’improvisent grand navigateur en chef. Une belle symphonie d’autos tamponneuses marines qui n’avait pas l’air de déranger pour le moins du monde les responsables qui font ça à la journée longue. Je leur lève mon chapeau, c’est très technique et physique et ils font ça toute la journée.

    La rivière Cam longe le campus de King’s College, offrant un paysage des plus incroyables

    King’s College

    L’université de Cambridge est divisée en 31 collèges. Chacun possédant son campus, plus ou moins imposant. C’est là où de grands esprits ont étudiés : Turing, Keynes, Darwin, Newton, Hawkins et probablement d’autres. De la découverte de l’ADN à l’élaboration des fondements de la mécanique quantique, en passant par la gravité et la cryptographie, on sent que c’est un endroit fécond d’intellectualisme.

    L’arbre de Newton, celui où il aurait reçu sa fameuse pomme sur la tête (King’s College, Cambridge)

    Nous avons profité de notre présence dans la ville pour visiter King’s College et sa chapelle.

    King’s College (Cambridge)

    Le coût d’entrée pour un visiteur étant de 33$CAD, j’ai mis à profit mon teint bazanné, ma barbe légère et l’alinéation du portier pour utiliser la carte d’accès de notre hôte qui y fait présentement des études post-doctorale.

    Vous pouvez m’appeler Docteur To-Alfkar Al Hobodah

    Je ne trip pas sur les églises en général, ça sent toujours un peu l’encens et l’oppression, mais je me laisse surprendre par la taille de cet édifice et son âge. Plus de 600 ans. La Canada n’avait même pas été « découvert » par les colons encore.

    L’université a aussi profité du colonialisme Anglais pour se monter tout un beau jardin. Une vaste gamme de plantes et fleurs exotiques ont été importées de partout sur la planète et plantées dans la portion sud de la cour. Initialement plus un test, elles ont été sélectionnées pour ne pas requérir beaucoup d’eau et laissé un peu à elle même. L’ensemble s’est très bien acclimaté et le résultat est de toute beauté.

    On voit également l’inspiration pour l’oeuvre cinématographique d’Harry Potter, même si l’université a initialement refusée son site pour le tournage qui a finalement été à Oxford. Des grandes salles communes avec des fioritures qui ornementent le moindre bout de bois et de pierre. On voit que les lieux et son mobilier ont vu passer plusieurs générations d’étudiants et de professeurs.

    En face du campus, une œuvre d’art permanent est affichée sur un coin de rue. Un criquet mécanique avance à l’infini sur une roue dorée, représentant le temps qui s’écoule. L’artiste et l’autiste en moi tripent fort.

    Corpus Clock (Cambridge)

    Petite ville effervescente

    Il y avait des cyclistes à Londres, mais incomparables à Cambridge. Avec l’absence d’hiver et le réseau, pas besoin de voiture. On s’y déplace sans trop de difficulté avec beaucoup de voies réservées.

    À gauche dans les rues de Cambridge

    Chaque pied carrés est utilisé à Cambridge. Un café, un restaurant, une boutique ou une activité vous attendent dans chaque micro ruelle. C’est très dynamique et riche. Cette effervescence est bien évidemment soutenue et possible par le tourisme qui y est très fort, mais d’avoir accès à autant de possibilités en marchant est plutôt agréable.

    Une des innombrables ruelles qui abritent cafés, restaurants et boutiques à Cambridge

    Ces petites boutiques abondent partout et c’est un souvent un peu le far west à l’intérieur, surtout comparé au marchandisage auquel nous sommes habitués dans les magasins au Québec.

    Le meilleur exemple est une boutique d’alcool qui affichait une impressionnante collection de bouteilles de vin et de bières anglaises. Des boîtes et déchets qui jonchent le sol, des bouteilles moins populaires couvertes de poussière, la caisse enregistreuse sous une montagne de carnets, boîtes ou autres objets hétéroclites. Pas du tout le même paradigme d’une SAQ bien clean et aseptisée où une boîte laissée trop longtemps au sol pourrait valoir un grief. Les yeux du commis, bien absorbé dans la lecture d’un papier scientifique qui évalue la notion du travail sur la capacité morale des travailleurs, s’illumines lorsqu’on lui demande des recommandations pour ses bières. Tout crée un contexte authentique avec une âme derrière et moins simplement transactionnel.

    Une boutique de bière et de vin chaotique (Cambridge)

    Nos quelques jours à Cambridge ont été bien remplies et nous ont permis d’apprécier toute l’histoire de cette vieille ville est de ses habitants chaleureux.

  • The Big Smoke

    The Big Smoke

    Londres a près de 2000 ans, tout dépendant de ce qu’on entend par « ville ». Ce n’est pas fait en bois d’épinette grade B et du gypse, ça paraît. Toute l’architecture vient d’une vieille époque et on prend grands soins que ça reste ainsi. L’esthétique n’est jamais mis de côte pour le fonctionnel (pour le pire et le meilleur parfois).

    Les rues sont un peu chaotiques; la modernité et les voitures ont pris le peu d’espace disponible, zizaguant entre les vieux bâtiments, mais ça reste quand même très agréable pour les piétons (du moins la zone centrale). Des cafés, des boutiques et des nuées de touristes ! C’est tellement populaire qu’ils indiquent littéralement au sol où regarder avant de traverser la rue. Un collatéral d’être un des rares pays exotiques qui circule à gauche j’imagine.

    Fine cuisine de zizzi (Londres)

    Il fait exceptionnellement beau avec un soleil de plomb et une température de 31°, disons que je m’attendais plus à du gris humide. Tout un contraste d’adaptation avec le 10° de Lanaudière laissé derrière nous. C’est quand même agréable au final et nous avalons les kilomètres pour visiter un peu.

    On dirait que les pubs existent depuis tellement longtemps qu’ils accumulent continuellement des trucs à afficher (The Albert, Londres)

    Une autre observation : ça sent la vieille argent. Tout coûte relativement cher (30$CAD pour une pâtisserie avec un café à deux), mais les infrastructures sont propres et les voitures de luxe abondent et rugissent en accélérant les courtes sections droites de rue. Le colonialisme et les générations d’accumulation de capital font bien effet. Pour le reste, il semble qu’une grande portion des travailleurs ne réside pas ici et prend le train quotidiennement pour éviter le coût de la vie londonienne.

    Le monde est chic. Les femmes sont vêtues de leurs plus beaux apparats, même pour une simple balade. Le maquillage est souvent très intense et épais; ça vieillit les plus jeunes et rajeunit les plus vieilles peut-être ?

    Notre longue marche nous amène jusqu’au Victoria and Albert museum et le Natural History Museum. Ce sont des monuments d’histoire et d’architecture, ils en imposent.

    Musée de l’histoire naturelle (Londres)

    Tant de choses à voir et à lire. On pourrait y passer la journée.

    Le squelette de stégosaure le plus complet au monde (Natural history museum)

    La section sur les monstres marins du jurassic est quand même très complète avec beaucoup de créatures bien épeurantes aux noms dignent des meilleurs BD d’Astérix.

    L’ichthyosaure. Imaginez l’équivalent d’un brochet gros comme une baleine bleue avec des yeux la taille d’un ballon de football (Natural history museum)

    Le parcours des dinosaures fut beaucoup plus expéditif. C’était noir de touristes avec aucune conception de leur espace personnel et dans un parcours linéaire et étroit. On se serait cru un mardi achalandé chez Costco. Disons que les fiches descriptives ont reçu au mieux une lecture en diagonale.

    La photo ne rend pas justice à « Hope », un squelette de baleine bleue de 25 mètres qui pend au plafond dans le Hintze Hall (Natural history museum)

    C’est les pieds bien gonflés par la marche et la chaleur que nous repartons pour notre prochaine destination : Cambridge. Une petite balade de 90 minutes en train dans les campagnes anglaises nous y amènera, le même point de départ que Harry Potter avec sa grosse valise.

    Une file d’attente pour la plateforme 9 3/4 – la force du symbole (King’s Cross, gare de Londres)

  • Le départ…

    Le départ…

    J’ai failli ne pas être sur cette photo…

    Fidèle à mon habitude de « je vais apprendre en le faisant », je me suis lancé avec le minimum de préparation. Quand même un peu dans les grandes lignes et l’administratif : billets d’avion, hébergement, visa Français, assurance, etc. Presque tout pour l’essentiel.

    Vous savez que ça prend un visa simplement pour entrer en Angleterre ?

    J’ai appris ça en faisant mon embarquement à l’aéroport.

    Première leçon de voyage : vérifier les exigences d’entrée, même pour un pays aussi inattendu que celui de nos vieux cousins mangeux de porridge.

    L’inscription se fait en ligne et c’est habituellement rapide. Il y a peut-être de l’espoir. Je sors bredouille avec mon bagage et Stéph et moi on commence le processus. Il faut d’abord sauter les 5 sites frauduleux et atterrir sur celui officiel UK. À la 20e tentatives d’une photo sans reflet de mon passeport (vous essaierez ça pour voir) et 30$ de frais, nos formulaires sont envoyés.

    Stéph avec son passeport moderne plein de technologie, la confirmation atterris quasi instantanément dans sa boîte courriel.

    Pas moi.

    Après 10 minutes de dénis et notre heure d’embarquement qui s’approche, on cherche des solutions alternatives.

    • Prendre le vol et débarquer à ma correspondance de Lisbonne pour voir mes options de là. Impossible.
    • Annuler complètement mes billets et reprendre le même vol uniquement pour Lisbonne. 2600$; le triple de tout mon itinéraire initial.
    • Trouver un autre vol dans quelques jours. Je risque de manquer tout le début du séjour en plus de sûrement payer cher mon vol direct.

    Bref, pas d’option idéale. Je suis fâché contre moi.

    Stéph se prépare à prendre son vol sans moi. Nous sommes un peu résignés. En désespoir de cause. Je soumets une nouvelle demande de visa, mais via l’application cette fois. Bingo ! Confirmation instantanément dans la boîte courriel. Ouf, quel soulagement après autant de stress.

    Nous passons ensuite les douanes où mon sac passe dans la ligne dangereuse et se fait éventrer de questions par l’agent (il n’aimait pas mon rasoir faut croire), mais finit par passer sans trop de problème.

    Finalement, nous atteignons notre porte d’embarquement. Qui s’avère ne pas être là même que sur les écrans à l’entrée, qui s’avère ne pas être celle sur notre billet, qui s’avère ne pas être celle affichée sur le terminal du quai… Après cette triple séance de marche rapide, nous finissons par trouver notre avion et décoller sans problème (je commençais à devenir spirituel et et me dire que la vie m’envoyait un signe de ne pas prendre cet avion).

    Beaucoup plus de peur que de mal heureusement. Direction Lisbonne, puis Londres pour la suite.

    Bye Montréal

    Oh, mais avec tout ça, j’ai perdu ma dernière casquette de Shoebill Campervan dans l’aéroport 🙁 Faudra en commander d’autres !

  • La préparation

    La préparation

    Un peu flou, mais des punaises d’inspiration. En rouge, les endroits inspirants (et trop souvent dispendieux…), en jaune les points de contacts (j’ai un gros réseau mine de rien!), en vert les points d’intérêts mutuels avec Stéph.

    Vous iriez où ?