J’ai failli ne pas être sur cette photo…
Fidèle à mon habitude de « je vais apprendre en le faisant », je me suis lancé avec le minimum de préparation. Quand même un peu dans les grandes lignes et l’administratif : billets d’avion, hébergement, visa Français, assurance, etc. Presque tout pour l’essentiel.
Vous savez que ça prend un visa simplement pour entrer en Angleterre ?
J’ai appris ça en faisant mon embarquement à l’aéroport.
Première leçon de voyage : vérifier les exigences d’entrée, même pour un pays aussi inattendu que celui de nos vieux cousins mangeux de porridge.
L’inscription se fait en ligne et c’est habituellement rapide. Il y a peut-être de l’espoir. Je sors bredouille avec mon bagage et Stéph et moi on commence le processus. Il faut d’abord sauter les 5 sites frauduleux et atterrir sur celui officiel UK. À la 20e tentatives d’une photo sans reflet de mon passeport (vous essaierez ça pour voir) et 30$ de frais, nos formulaires sont envoyés.
Stéph avec son passeport moderne plein de technologie, la confirmation atterris quasi instantanément dans sa boîte courriel.
Pas moi.
Après 10 minutes de dénis et notre heure d’embarquement qui s’approche, on cherche des solutions alternatives.
- Prendre le vol et débarquer à ma correspondance de Lisbonne pour voir mes options de là. Impossible.
- Annuler complètement mes billets et reprendre le même vol uniquement pour Lisbonne. 2600$; le triple de tout mon itinéraire initial.
- Trouver un autre vol dans quelques jours. Je risque de manquer tout le début du séjour en plus de sûrement payer cher mon vol direct.
Bref, pas d’option idéale. Je suis fâché contre moi.
Stéph se prépare à prendre son vol sans moi. Nous sommes un peu résignés. En désespoir de cause. Je soumets une nouvelle demande de visa, mais via l’application cette fois. Bingo ! Confirmation instantanément dans la boîte courriel. Ouf, quel soulagement après autant de stress.
Nous passons ensuite les douanes où mon sac passe dans la ligne dangereuse et se fait éventrer de questions par l’agent (il n’aimait pas mon rasoir faut croire), mais finit par passer sans trop de problème.
Finalement, nous atteignons notre porte d’embarquement. Qui s’avère ne pas être là même que sur les écrans à l’entrée, qui s’avère ne pas être celle sur notre billet, qui s’avère ne pas être celle affichée sur le terminal du quai… Après cette triple séance de marche rapide, nous finissons par trouver notre avion et décoller sans problème (je commençais à devenir spirituel et et me dire que la vie m’envoyait un signe de ne pas prendre cet avion).
Beaucoup plus de peur que de mal heureusement. Direction Lisbonne, puis Londres pour la suite.

Oh, mais avec tout ça, j’ai perdu ma dernière casquette de Shoebill Campervan dans l’aéroport 🙁 Faudra en commander d’autres !


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