Je me déplace vers le village voisin, Pont-en-Ogoz, pour retrouver d’autres amis d’amis : Zoé et Sérafin. J’y reçois à nouveau un accueil incroyable et m’y sens rapidement très bien.

Petite balade en voiture pour me montrer quelques points d’intérêt du coin, et mes deux hôtes se donnent pour mission de me faire goûter le « meilleur fromage de toute ma vie ». Je ne suis pas difficile à convaincre.



On prend la journée pour aller à Estavayer, où se tient le festival « Artifood » qui mêle, sans surprise, l’art et la bouffe.

Le site offre plusieurs kiosques de nourriture et d’artisanat, ainsi que des expositions de peinture.


La place est également parsemée d’œuvres orphelines originales.



En cherchant un truc à manger, je tombe sur un petit stand nommé « Le P’tit Québec » qui propose des poutines à son menu. Étonnamment, durant les quelques minutes où j’ai observé les clients, pas un seul n’en a commandé. Il faut croire que cette spécialité est boudée par les Suisses. À 18 CHF, soit 31 $ canadiens pour une simple petite poutine de festival, je me suis contenté de déguster des yeux !


Plus loin, près de l’église, un jeu géant de « Qui suis-je ? » présentait des portraits de célébrités.


Et mon coup de cœur : le jardin botanique mobile !

Nous avons conclu notre soirée avec la prestation de Fire Cult, un groupe punk hispano-suisse (bon mix, ça !), qui n’était pas mal du tout.

Après cette cuisante visite sous le soleil, nous partons pour le lac de Neuchâtel, histoire de nous rafraîchir un peu. Les locaux y trempent un orteil et trouvent l’eau froide, mais pour moi, c’est la température des lacs du Québec au milieu de l’été et je suis aux anges de pouvoir échapper à cette canicule persistante. On peut accéder à l’eau depuis une ancienne structure en évitant les clous rouillés. Au loin, un parc de wakeboard sur câble me donne des envies de folie, mais mon budget me rappelle aussi à l’ordre.





Avant de rentrer à la maison, nous faisons un arrêt à la ferme d’un ami de Zoé et Sérafin, où leur cheval Vico est en pension. Celle-ci est tenue par Philippe, un ancien boucher, et possède plusieurs potagers, un jardin et des arbres fruitiers. Chats, chiens, poules et oies se promènent librement sur le terrain. C’est vraiment un petit paradis qu’il s’est créé ici. J’ai monopolisé Taïga, un labrador noir, pendant tout l’apéro ; il avait sa dose de gratouille et moi de zoothérapie canine.
Comme tout bon cultivateur qui aime travailler la terre, il nous fait cadeau de « quelques légumes » pour notre repas du soir, soit l’équivalent de produits frais pour nourrir une famille de quatre pendant une semaine. Le don de soi !









La Suisse, c’est beau, c’est propre, les gens vous disent bonjour (malgré une certaine tendance au repli culturel) et c’est tranquille. C’est sans doute l’endroit le plus relaxant que j’aie vu jusqu’à maintenant. Mais maudit qu’il y a des mouches avec toutes ces vaches !
Ok bye pour Genève, je dois aller faire du baby-sitting de chat !


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